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Cela fait un mois que nous sommes revenus à Mayotte.
Nous sommes en plein hiver austral, caractérisé par de la fraîcheur et de la sécheresse.
Les journées sont idéales : entre 27 et 30°C la journée et cela descend à 18-19°C la nuit.
Du coup, les nuits sont très agréables quand le taux d'humidité n'est pas trop élevé.
En un mois, il n'a plu qu'une seule fois : une petite demie-heure très tôt un matin !
Quelques averses plus fréquentes seraient quand même bienvenues pour les retenues collinaires et pour qu'il y ait moins de poussière...
Après les filles, place aux garçons.
Le nombre d'inscrits n'est pas limité et c'est un véritable peloton de 700 garçons qui arrive à folle allure !
La course garde toujours le même état d'esprit qui concourt sans doute à sa popularité : la participation est gratuite et chaque participant est récompensé.
Le parcours est le même pour tout le monde : 2,6 km avec de bonnes montées et de bonnes descentes !
La population de Mayotte est très jeune. En même temps, les offres d'emploi sont très faibles. Du coup, quasiment un adulte sur deux n'a pas d'emploi.
Une partie de la jeunesse se rabat donc sur des délits pour vivre ou s'occuper...
Agressions en ville, sur les plages, voitures vandalisées,... augmentent exponentiellement !
La majorité des délinquants n'est pas en situation irrégulière.
La démission des parents est évoquée, ainsi que le décalage entre la société traditionnelle et les images de société de consommation que véhicule la télévision, ou les valeurs occidentales transmise par l’école.
Il faut dire que Mayotte évolue tellement vite ! L'arrivée de la TNT en octobre 2010 avec son lot de chaînes privées qui font une large place aux émissions de téléréalité ou aux séries américaines a été une révolution. Il y a encore quelques années, l'école coranique était là pour cadrer tous les enfants, parfois de façon rude, mais elle apportait une vraie éducation.
Le président du Conseil général vient de créer le Comité Jeunesse, éducation, citoyenneté et Spiritualité, qui pose les questions de l’évolution de l’éducation de la jeunesse en définissant les enjeux de l’intégration de la culture et de la spiritualité au sein de la république française. La place de l’islam est une question que l’on ne peut éluder, alors que pour certains mahorais, « les valeurs islamiques tolérantes défendues par les anciens se voient battues en brèche par l’arrivée sur l’île d’idées radicales » qui finissent par « remettre en cause le socle de la société mahoraise », alors que « les « bacocos » (personnes âgées) se sont toujours considérés comme de bons musulmans citoyens de la République.
Entre chaque course, il faut ramener les pneus de l'arrivée au départ.
Les pneus seront ensuite recyclés.
Cette fête est donc l'objet de bonne humeur (déguisements, maquillages,...) mais aussi de citoyenneté car les pneus qui traînent sont ramassés !